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Le Tour de France de la biodiversité

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) mâle

Crédit : Thierry Degen / Terra

21 étapes pour le Tour de France, 21 étapes pour le Tour de France de la biodiversité. À chaque étape du Tour de France, découvrez à travers une vidéo la richesse de la biodiversité dans les régions françaises.

Dans le cadre de cette nouvelle édition du Tour de France de cyclisme, du 6 au 28 juillet 2019, le ministère de la Transition écologique et solidaire est partenaire du Muséum national d’histoire naturelle pour le Tour de France de la biodiversité. Un jour, une vidéo avec l'objectif de valoriser la biodiversité des régions traversées par les 21 étapes.

ÉTAPE 1 : forêt de Soignes

Située en Belgique, non loin de Bruxelles, la forêt de Soignes qui compte plus de 4 500 hectares est un lieu paisible où prospère la faune et la flore. Certaines parcelles de la Forêt de Soignes sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco où l’on peut retrouver des espèces rares et protégées aux travers des différents habitats naturels.

ÉTAPE 2 : jardin botanique Jean Massart

Ce jardin a vu le jour en 1922 grâce au botaniste Jean Massart, il abrite aujourd’hui une collection exceptionnelle de végétaux et dispose d’une biodiversité incroyable où l’on compte plus de 2 500 espèces d’insectes inventoriées par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique.

ÉTAPE 3 : parc naturel régional de la montagne de Reims

Constituée de craie, d’argile, de sable et de calcaire, la montagne de Reims a vu le jour il y a 70 millions d’années et culmine à près de 300 mètres. Les plus prestigieux crus classés se sont installés sur ces coteaux calcaires où on y retrouve une faun e et flore spécifique telle que des orchidées sauvages, oiseaux ou encore reptiles.

ÉTAPE 4 : réserve naturelle régionale de l’étang de Lachaussée

L’étang de Lachaussée est habité par de nombreux oiseaux qui se servent des grandes étendues de roseaux pour se cacher, s’alimenter et se reproduire. Le Butoir étoilé, qu’on entend plus qu’on ne voit, est l’un des oiseaux les plus étonnants et menacés qui peut être reconnu dans l’étang de par son chant unique.

ÉTAPE 5 : parc naturel régional des Ballons des Vosges

Le parc naturel régional des Ballons des Vosges œuvre en lien avec les vignerons locaux et associations afin de trouver des solutions innovantes afin de concilier les activités humaines et la nature. L’intelligence collective au profit de l’intérêt général a permis la restauration de murets de pierres sèches, la préservation de pelouses sauvages… Pour le plus grand bonheur des orchidées et des lézards verts.

ÉTAPE 6 : réserve naturelle nationale des Ballons Comtois

La réserve naturelle nationale des Ballons Comtois a créé un réseau d’Îlots de sénescence où la forêt évolue librement et naturellement où les arbres vieux ou morts sont indispensables pour la biodiversité et la vie d’une multitude d’organismes tels que les mousses, lichens, champignons ou insectes.

ÉTAPE 7 : réserve naturelle nationale de l’Île du Girard

La réserve naturelle nationale de l’Île du Girard dispose de nombreux milieux humides, dans un méandre de la rivière du Doubs. Elle offre aux guêpiers d’Europe, aux hirondelles et martins pêcheurs des falaises dans lesquels ces derniers peuvent y faire leurs terriers. Paisible, les cours d’eau aménagés permettent à la biodiversité d’y retrouver ses droits, c’est pourquoi l’état sauvage des rivières est indispensable.

ÉTAPE 8 : parc naturel de la Feyssine

Le long du Rhône, on y retrouve le poisson du nom de silure qui connait une réputation négative or aucune étude n’a rapporté qu’il était dangereux pour la biodiversité et le maintien de nos écosystèmes aquatiques. Cependant, les percheurs sportifs apprécient cette espèce à la sale tête.

ÉTAPE 9 : parc naturel régional Livradois-Forez

On retrouve dans ce parc naturel régional Livradrois-Forez des espèces étonnantes comme ces plantes carnivores, les droséras, qui se nourrissent d’insectes. Paysage au air d’Asie centrale, le massif granitique du Haut Forez avec ses reliefs montagnards et vallées façonnées par les glaciers offre une mosaïque de milieux et d’habitats naturels.

ÉTAPE 10 : parc naturel régional des Causses de Quercy

Doté de falaises, le parc naturel régional des Causses de Quercy est un lieu où résident des espèces habituées aux milieux extrêmes telles l’hirondelle des rochers. La falaise constitue un refuge qui les protègent des prédateurs. La flore n’y est pas en reste également car de nombreuses espèces sont répertoriées : le nombril de Vénus, le saponaire de Montpellier, le lotier, …

ÉTAPE 11 : parc naturel régional du Haut-Languedoc

Saviez-vous qu’il existe des rivières françaises où l’on retrouve une moule d’eau douce capable de fabriquer des perles ? Cette espèce peut vivre plus de 100 ans et mesure jusqu’à 15 centimètres ! Un site Natura 2000 a été créé afin de protéger cette espèce devenue très rare en France.

ÉTAPE 12 : paléosite de Sansan

Un gisement fossilifère remarquable a été découvert en 1834 après la trouvaille, par un berger, d’un os. On a pu y retrouver un squelette de mastodonte, aujourd’hui reconstitué et visible dans la galerie de paléontologie du Muséum national d’histoire naturelle. Lieu de référence mondiale suite à la découverte d’une mâchoire de singe qui a bouleversé notre histoire évolutive. Le sentier d’interprétation de Sansan, ouvert en 2018, vous permet de vous balader à travers les âges.

ÉTAPE 13 : carrières Lafitte

« L’exploitation des matériaux peut constituer une opportunité pour la création d’habitats naturels de qualité » Jean-Philippe Siblet, directeur de l’expertise du Muséum. Des opérations d’aménagement des sites sont effectuées après l’exploitation afin de les restituer à la nature, ce qui permet la création de berges, la plantation d’arbustes, etc. pour donner l’opportunité à la nature de reprendre ses droits.

ÉTAPE 14 : réserve naturelle nationale du Néouvielle

Le Grand Tétras, oiseau mythique et mystérieux, se cache dans les forêts d’altitudes du Parc national des Pyrénées. La population de Grand Tétras reste encore importante mais son avenir est compromis, aussi bien dans les Pyrénées qu’en France, à cause de la diminution de son espace vital ainsi et en raison des dérangements provoqués par les activités humaines.

ETAPE 15 : Haut-Couserans

L’une des dernières rivières sauvages des Pyrénées se trouve dans le Haut-Couserans, où l’eau n’est influencée que par les activités de la nature. La rivière transporte les graviers, cailloux ou pierres présents au fond du lit. Cet équilibre est extrêmement important au fonctionnement du cours d’eau et permet d’avoir une riche biodiversité. Une rivière en bon état nous rend de nombreux services : approvisionnement en eau potable, épuration naturelle de l'eau, développement du tourisme local…

ETAPE 17 : harmas Jean-Henri Fabre

Jean-Henri Fabre, un des premiers naturalistes à avoir popularisé les notions de biodiversité, a fait du Harmas un véritable laboratoire à ciel ouvert où il a étudié particulièrement les insectes pollinisateurs et les fourmis. Ses résultats sont publiés dans son ouvrage de référence Souvenirs entomologiques.   Malheureusement, la disparation des milieux naturels est la cause de la diminution des population de ces insectes de manière très importante malgré leurs services indispensables rendus à l’Homme.

ETAPE 18 : parc régional du Queyras

Là où règnent les névés et pierriers, le Lagopède alpin recherche les secteurs les plus hauts dans la montagne. Il voit son domaine vital toujours restreint par le réchauffement climatique et l’activité humaine. Les parcs naturels régionaux, comme celui du Queyras, lui offrent des zones refuges extrêmement appréciables.

ETAPE 19 : parc national de la Vanoise

Unis pour la vie par la nature : telle est l’histoire étonnante entre l’oiseau appelé le casse-noix moucheté qui se nourrit des graines de l’arbre du pin cembro et permet à cet arbre de se régénérer. Ils collaborent ainsi naturellement dans les forêts d’altitudes du parc naturel de la Vanoise.

ETAPE 20 : massif du Beaufortain

La présence de la truite Fario dans les cours d’eau est un bon indicateur de la qualité des habitats. Elle est étudiée, à l’aide de puce électronique permettant de comprendre ses déplacements afin de travailler à  restaurer son habitat.

ETAPE 21 : arboretum de Versailles-Chèvreloup

Depuis 1922, le Muséum national d’histoire naturelle gère l’arboretum de Versailles-Chèvreloup. On y découvre une collection de 2 500 espèces et variétés d’arbres. Cet espace a pour but de faire découvrir la diversité des arbres du monde entier. Au sein du domaine royal de Versailles, l’arboretum est un véritable oasis de biodiversité à visiter toute l’année.