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Les milieux humides à l'honneur en février

Grenouille rousse (Rana temporaria)

Grenouille rousse (Rana temporaria)

Crédit : Thierry Degen / Terra

Le 2 février, c'est la Journée mondiale des zones humides, avec pour thème cette année « milieux humides et biodiversité ». L'opportunité de rappeler l'importance de ces écosystèmes pour la vie en général et pour notre qualité de vie en particulier. Tout au long du mois de février des événements sont organisés en France, en métropole et outre-mer.

Les milieux humides nous rendent une multitude de services

Les milieux humides sont des piliers du monde vivant et de véritables réservoirs d’espèces : 40 % de toutes les espèces animales et végétales en dépendent, la moitié des oiseaux et la totalité des amphibiens en ont besoin pour vivre.

Milieux extrêmement riches et productifs, ils jouent un rôle économique majeur en fournissant une large variété de produits alimentaires. Ils ont un rôle essentiel de filtre naturel, contribuant à l’épuration de la ressource en eau et la qualité de l’eau que nous consommons.

Ce sont aussi des amortisseurs du changement climatique. Ils stockent le carbone atmosphérique, empêchant de grandes quantités de CO2 de rejoindre l’atmosphère. Ils absorbent l’eau et freinent sa circulation, réduisant ainsi les crues et les inondations. L’été, ils soutiennent les débits des cours d’eau en restituant l’eau emmagasinée et contribuent au rafraîchissement de l’air. Les milieux humides littoraux sont une barrière naturelle, qui freine l’énergie des vagues et du vent et limite l'érosion du littoral.

Pour couronner le tout, les milieux humides dessinent de superbes paysages, souvent porteurs d’une longue histoire et d’une multitude d’activités touristiques et de loisirs.

Dans le même temps, ces écosystèmes sont menacés par les activités humaines (aménagement du littoral, urbanisation, intensification agricole, etc.). En France, on estime que près de deux tiers de la superficie des milieux humides a disparu depuis le début du XXe siècle.

Les milieux humides, entre terre et eau

Marais, tourbières, prairies humides, étangs, lagunes, mangroves, forêts humides... Entre terre et eau, les milieux humides présentent de multiples caractéristiques, qu’ils soient continentaux comme les étangs de la Champagne humide, littoraux comme la baie de Somme ou façonnés par l’homme comme le Marais poitevin ou les salins d’Hyères. Cette diversité se cristallise autour de la présence d’eau, douce, salée ou saumâtre, maintenant ou dans le passé, dans des sols temporairement inondés ou gorgés d’eau de façon permanente.

La Journée mondiale des zones humides

Depuis 1997, la Journée mondiale des zones humides vise à sensibiliser à l’importance de la préservation des milieux humides. Cette journée est fixée le 2 février pour célébrer l'adoption de la Convention de Ramsar sur les milieux humides d’importance internationale. Pour cette édition 2020, des événements (visites de terrain, expositions, ateliers, etc.) sont proposés en métropole et outre-mer, organisés par des associations, des gestionnaires d’espaces naturels, des collectivités…

La Convention de Ramsar

La Convention de Ramsar est un traité intergouvernemental qui offre un cadre à la conservation et la mise en valeur des zones humides et de leurs ressources. Son objectif est d’élaborer et de faire vivre un réseau international primordial pour la biodiversité mondiale, mais aussi d’engager tous les pays à préserver et gérer durablement l’ensemble de leurs milieux humides. Composé de 50 sites Ramsar, le réseau français couvre plus de 3,67 millions d’hectares répartis sur 38 sites en métropole et 12 en outre-mer.