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Moins de crème solaire dans les océans

Coraux en Nouvelle-Calédonie - Crédit : Jean-Michel Boré / IRD

Coraux en Nouvelle-Calédonie

Crédit : Jean-Michel Boré / IRD

En se diluant dans l’océan, les crèmes solaires ont un impact destructeur sur la biodiversité marine, en particulier les coraux. Le point sur l’état des connaissances et les meilleures alternatives pour se protéger du soleil.

Depuis le 1er juillet 2018, à Hawaï, une loi proscrit l’usage de crèmes solaires contenant de l’oxybenzone ou de l’octinoxate, deux filtres ultraviolets organiques largement répandus. Une étude publiée en 2016 par des chercheurs américains et israéliens a en effet mesuré l’impact destructeur de ces molécules sur les coraux hawaïens dont la moitié a péri. Près de 10 ans plus tôt, en 2008, une équipe de la faculté des sciences de l’université polytechniques des Marches donnait l’alerte, indiquant que les filtres organiques des crèmes solaires, même à de très faibles concentrations, provoquaient le blanchiment et la mort des coraux.

Filtres minéraux contre filtres organiques

Ces constats alarmant ont provoqué le retour en grâce des filtres minéraux dans les crèmes solaires, en particuliers dans les crèmes bio qui s’affichent comme respectueuses de l’environnement. Ces filtres minéraux, qui sont principalement les dioxydes de zinc ou de titane, posent cependant d’autres problèmes. Selon les travaux de chercheurs de l’université des Baléares, ils diffusent leurs nanoparticules en Méditerranée à des niveaux tels qu’elles entravent la croissance du phytoplancton, bouleversant ainsi tout l’écosystème marin.

Se protéger autrement du soleil

On peut se préserver des brûlures du soleil et du rayonnement des ultraviolets sans sacrifier ni le plancton ni les coraux. Il suffit pour cela de se couvrir et de s’exposer modérément. Tee-shirt, chapeaux et parasols offrent des protections efficaces et compatibles avec la santé de l’océan.