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Un concours pour valoriser le patrimoine végétal français

Chêne de Tombeboeuf

Le chêne de Tombeboeuf (Lot-et-Garonne), arbre de l’année 2019

Crédit : Emmanuel Boitier / Terre Sauvage

28 mètres de haut, 38 mètres d’envergure et 6,3 mètres de circonférence : ce sont les mensurations remarquables du chêne de Tombeboeuf (Lot-et-Garonne), Arbre de l’année 2019. Organisé depuis 2011, ce concours national valorise les arbres exceptionnels du patrimoine français et encourage surtout les actions de protection en faveur des végétaux.

C’est du haut de ses 300 ans que le chêne de Tombeboeuf (Lot-et-Garonne) s’est vu sacrer Arbre de l’année pour la 9édition du concours éponyme. Il détrône ainsi le chêne-liège du petit village de Ghisonaccia en Corse du Sud (alias l’arbre oiseau), tenant du titre 2018 avec ses 20 mètres de haut et ses 200 cernes. Cette année, le lauréat de Nouvelle-Aquitaine a su convaincre le jury par sa symétrie parfaite et ses formes harmonieuses, sculptées par le temps. Mais pas seulement ! Le lieu, chargé d’histoire et de vie, tant par ses visiteurs curieux et son propriétaire bienveillant que par la biodiversité environnante, a séduit.

En complément du prix du jury, le concours a décerné un prix du public au hêtre de Sorèze, une commune d’Occitanie. Fort de ses 450 ans, le plus vieil arbre de la montagne Noire aurait convaincu 7 500 internautes votants sur 28 000. Un exploit. Et là encore, l’histoire comme la silhouette du végétal sont remarquables. En témoignent ses branches puissantes hautes de 25 mètres et son tronc colossal parsemé de mousses vertes et de lichen gris. Enfin, le jury a remis une troisième et ultime récompense Coup de cœur à un nominé de taille ! Il s’agit d’un ensemble de huit platanes centenaires bourguignons d’Augy, dans l’Yonne, dont le plus gros en impose par sa large envergure de 2 000 mètres carrés et son massif culminant à 30 mètres de hauteur.

Lumière sur le vert

Organisé par l’Office national des forêts (ONF) et le magazine Terre sauvage, le concours fêtait en 2019 ses neuf ans. Pour l’occasion, une centaine d’arbres ont été présentés par des familles, des communes, des écoles ou des classes. Quatorze ont été finalement sélectionnés, puis défendus fièrement devant un jury composé des organisateurs du concours, mais aussi de l’association A.R.B.R.E.S (Arbres remarquables : bilan, recherche, études et sauvegarde), de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et de l’Agence des espaces verts de la région Île-de-France. Outre les caractéristiques naturalistes et esthétiques des spécimens, le concours porte un intérêt tout particulier à l’importance sociale, culturelle ou historique des arbres dans leur environnement.

Pour l’association A.R.B.R.E.S, cette initiative va bien plus loin qu’une simple valorisation des plus beaux arbres français. À l’image du label Arbre remarquable qu’elle décerne, c’est aussi une manière de soutenir les efforts en faveur de la protection des végétaux dans leur ensemble. En attendant l’ouverture des candidatures pour la prochaine édition le 1er mars 2020, tous les regards se tournent vers le hêtre de Sorèze, grand représentant de la France pour le concours de l’Arbre européen de l’année, pour lequel les votes ouvriront le 1er février.